La presse : un atout majeur pour l’entreprise

Par Patricia Les vidéos, Non classé Aucun commentaire sur La presse : un atout majeur pour l’entreprise

Vous êtes indépendant ou entrepreneur : cette série de vidéos consacrées à l’entreprise et ses relations avec la presse vous intéressera.
La vidéo précédente présentait les intentions de la série. Nous entrons maintenant dans le vif du sujet. Si nous voulons établir avec les journalistes des relations qui s’inscrivent dans la durée, mieux vaut savoir dans quel jeu on joue et où l’on met les pieds.
Connaître son interlocuteur, c’est le meilleur moyen pour lui parler le langage dont il a besoin pour engager et poursuivre la relation. C’est le BA-ba du marketing.
Dans cette vidéo, Philippe Crêteur nous fait découvrir les habitudes, les besoins des journalistes des différents médias et nous brosse un panorama général de la presse belge.
Si vous n’êtes pas Belge, le sujet vous concerne quand même. En effet, la logique de la presse est la même. Il vous suffira simplement de remplacer les titres belges par ceux de votre pays.

Presse écrite, radio, télévision : les habitudes des journalistes

On va commencer par faire un tour de la presse. Précisons que nous sommes ici en Belgique francophone. Cela dit, la typologie de la presse est la même partout en francophonie.
Philippe Crêteur : Moi je viens de la presse écrite : j’ai passé 18 ans dans la presse écrite. J’ai donc un comportement de journaliste de presse écrite.
Il existe évidemment d’autres médias : la télévision, la radio. Il faut aussi savoir que chaque journaliste a ses contraintes.
Si l’on considère un journaliste de la presse écrite, clairement il note et fait éventuellement appel à un photographe.
Un journaliste de télévision, lui, ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il va pouvoir filmer.
Il est là, moins pour comprendre ce que vous dites que pour identifier la bonne personne qui va prendre la parole soit parce qu’elle a l’autorité de parler, soir parce qu’elle représente dignement l’entreprise et surtout parce que c’est quelqu’un qui met du soleil, de la chaleur dans sa voix, qui est impressionnante, qui fait passer de la passion. C’est donc ce type de personne qui va être identifiée. Pendant la conférence de presse, le travail du journaliste de télévision consiste

  • à repérer l’orateur et
  • à préparer les questions qu’il va poser.

Son travail à lui démarre au moment où la conférence de presse se termine : après cela, avec son équipe de télévision, il va aller

  • prendre des plans de coupe dans les ateliers,
  • voir comment fonctionne l’appareil qu’on est en train de présenter à la presse
  • réaliser les interviews devant les machines,
  • faire les interviews des membres du personnel, si il est autorisé à le faire.

Il va réaliser des interviews qui vont permettre de meubler, de créer une histoire autour de l’univers de l’entreprise.
Pendant toute la conférence de presse, le journaliste de télévision  scénarise. Ensuite, il prend les images dont il aura besoin pour monter un sujet qui va prendre une minute 30 ou deux minutes.
Pour ces deux minutes, il aura besoin de deux ou trois heures d’images.

Les grands groupes en presse écrite

presse belgeTraditionnellement, il y a trois grands médias. Un quatrième est en train d’arriver et semble s’affirmer comme le média qui pourrait sauver la presse écrite : c’est le Web.
Philippe Crêteur met l’accent sur ceux qu’il connaît bien : la radio la presse écrite et la télévision.

En Belgique le panorama de la presse prend quelle forme ?

Trois grands groupes de presse se partagent le marché francophone :

Le groupe Rossel

  • Son titre phare : Le Soir
  • Les titres régionaux du groupe SudPresse
  • Sa dernière acquisition : le groupe Mediafin qui détient l’Echo et le Financiele Economische Tijd.

Le groupe IPM

Il détient la dernière heure et la libre Belgique. Ce sont les deux titres phares en presse écrite.

Le groupe L’avenir

Il est actuellement en pleine turbulence : après avoir été racheté par un grand groupe flamand, il a été racheté par le groupe Tecteo pour l’essentiel. Au sein des rédactions, aujourd’hui, on s’interroge quant à la façon dont va fonctionner le groupe.
Il faut, en effet, savoir que l’Avenir est un groupe un peu particulier : il est d’abord d’excellente facture et il est le journal régional par excellence. L’Avenir, réserve une ou deux pages à l’édition nationale. Pour l’essentiel, il opère un travail de proximité : il travaille la locale et régionale. Et, donc clairement, pour l’avenir, la vraie politique se fait à Namur, pas à Bruxelles.

La presse locale : l’atout des entreprises

Un conseil important pour les entreprises : ne vous adressez pas directement à la rédaction nationale du Soir ou de La Libre Belgique : vous n’appartenez pas à leur région. Leur région étant nationale, ils ont tendance à privilégier les informations liées à Bruxelles. Et donc, adressez-vous plutôt aux éditions locales : les journalistes sont de qualité égale; les chefs d’édition sont très au courant de ce qui se passe dans leur région. Et, par nature, lorsque vous appartenez à cette région, ils ont tendance à vous réserver une attention plus favorable parce que

  • vous créez de l’emploi dans la région,
  • vous êtes dans la région,
  • vous permettez de mettre en valeur la région.

Or, le journaliste tient à mettre en valeur les entreprises de sa région. Vous bénéficiez donc déjà d’un a priori favorable… pour autant que vous ayez un produit nouveau, stimulant, intéressant, à montrer au public. Les journalistes seront présents à vos côtés : c’est eux qui feront la démarche de dire, à un certain moment, que le sujet est tellement bien qu’il mérite l’édition nationale. Ils se feront votre porte-parole auprès de la rédaction nationale.
Ne commettez donc jamais l’erreur de by-passer les éditions locales en pensant que ce n’est pas intéressant. C’est tout le contraire : c’est eux qui montrent que vous méritez l’édition nationale. Et ils ont tout intérêt à le faire : ils aiment montrer à leur rédacteur en chef que, dans leur région, ça se passe bien.

La radio et la télévision

Les télévisions locales

À côté des deux grandes chaînes de télévision – RTBF, d’un côté et TVI, de l’autre – il existe toute une série de télévisions locales. Elles sont 12, dont une à Bruxelles et le reste en Wallonie.
Les télévisions locales sont très attentives à ce qui se passe dans leur région. Lorsque une télévision locale vient faire un reportage sur votre entreprise, le sujet ne dure pas 30 secondes mais de 7 à 10 minutes. Vous bénéficiez d’une vraie présentation d’entreprise.

Il faut savoir aussi que la RTBF a des accords avec les télévisions locales et que, quand des sujets lui paraissent vraiment intéressants alors qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’y venir, il est fréquent qu’ils fassent appel à l’équipe de rédaction d’une télévision locale pour emprunter des images qui leur manqueraient.

Il existe une quatrième catégorie de télévision, la télévision économique : Canal Z appartient au groupe Roularta. Elle se déplace en fonction de l’importance du sujet et de son caractère novateur. Canal Z a son siège à Bruxelles mais se déplace de plus en plus dans les régions sur Liège, Charleroi, …

Les radios

On a toutes les radios de la RTBF et toutes celles de RTL.
Il faut savoir que, avec Contact, RTL reste le premier groupe en termes d’audience.

Par ailleurs, la RTBF et, en particulier la première, est très écoutée dans le monde de l’entreprise. Si vous êtes une entreprise, il  est donc important d’être entendu par les journalistes de la première.
De près ou de loin, d’autres radios s’intéressent également au monde de l’entreprise. Par exemple, Radio Contact pourra s’y intéresser pour un sujet particulier.

Par ailleurs, chaque région a sa radio locale : il ne faut pas les négliger non plus. Tous les moyens sont bons pour faire parler de votre entreprise et surtout, pour susciter le tam-tam !

Faites du bruit autour de vous ! A un moment, d’autres journalistes vont entendre parler de vous et se diront que c’est un bon sujet. Un peu comme Nicolas Rondelez qui, tous les matins, comme éditeur de JT, lit les pages locales des journaux, écoute les radios locales et regarde les télés locales. Il y pointe des sujets qu’il estime bons pour l’édition nationale et les remonte lui-même au niveau national.

Tam-tam et revenez-y

Pour augmenter ses chances de succès, il convient donc de faire du bruit et cela,  de façon récurrente.
A partir du moment où le sujet les intéresse vraiment et leur a permis de faire un beau reportage, les journalistes s’attendent à ce que vous leur proposiez un revenez-y : ils s’attendent à ce qu’une récurrence s’installe et à ce que l’entreprise amène régulièrement de nouveaux sujets.

Nous aborderons ce sujet en détails dans la dernière séquence de cette interview de Philippe Crêteur.

Le prochain sujet est particulièrement intéressant! Comment intéresser la presse.

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C’est en fonction de vos commentaires que j’interrogerai d’autres experts.

 Patricia

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