Développez votre visibilité grâce aux relations presse

Par Patricia Les vidéos, Non classé Un commentaire sur Développez votre visibilité grâce aux relations presse


Comment intéresser la presse – 2

Dans la vidéo précédente, nous avons envisagé différentes manières pour une entreprise de se rendre intéressante auprès de la presse. Philippe Crêteur a, notamment, parlé de ce boulanger qui, à force de créativité, d’intelligence et l’humour a réussi augmenter sérieusement sa visibilité en inventant une fève de galette des rois tout à fait originale.

Il existe une autre façon de créer de l’intérêt auprès des journalistes, même quand on est dans un métier très technique. C’est, d’ailleurs, souvent la règle pour les entreprises innovantes technologiquement : elles ont un produit qui est, certes, extraordinairement intéressant… pour les techniciens mais pas forcément pour Monsieur et Madame Tout-le-monde. Et donc, la question se pose à nouveau avec acuité : comment rendre le sujet attrayant pour Monsieur et Madame Tout-le-monde?

Laserco par le petit bout de la lorgnette

Pour illustrer cette approche, Philippe Crêteur évoque l’entreprise Laserco.

Leur produit ? Laserco travaille essentiellement pour les tunneliers. Les tunneliers utilisent un outil de forage énorme qui présente, en bout de queue, une sorte d’immense disque qui permet de forer le tunnel aux dimensions souhaitées. La particularité de ce disque, c’est qu’il s’effrite progressivement et finit par être moins performant.
Il faut savoir, en outre, que les machines qui servent à forer ces tunnels sont extrêmement coûteuses ; dès lors, l’opérateur peut difficilement arrêter le travail parce que, à chaque fois, ça coûte énormément d’argent.
Le métier de Laserco consiste à renforcer la surface de ce disque de façon à ce qu’il tienne le plus longtemps possible et coûte de moins en moins d’argent à l’entreprise.
Quelle solution l’entreprise a-t-elle développée ?

Laserco greffe sur la matière de fond du diamant qui est le produit naturel le plus dur au monde et qui permet d’augmenter la durée de vie du produit. Un écueil, toutefois : si vous voulez intégrer du diamant dans une plaque d’acier, celle-ci doit être chauffée. Or, s’il est trop longtemps chauffé, le diamant perd toutes ses propriétés de dureté et redevient du graphite.

Pour éviter ce problème, Monsieur Desmedt de Laserco a eu l’idée de travailler au laser : le temps de la microseconde nécessaire au chauffage de la plaque, le diamant a la possibilité de s’y enchâsser tout en gardant ses propriétés.

Le produit de Laserco est, effectivement, fabuleux mais il n’est pas parlant pour un public généraliste. Philippe Crêteur lui a donc demandé de faire preuve d’imagination et d’essayer de trouver dans les demandes auquel il avait déjà répondu un produit un peu plus attrayant, plus « sexy », funny, rigolo. Quelque chose qui parle à plus de monde.

Il faut savoir que Laserco est installée dans la région du centre, à Strépy-Bracquegnies. Elle est proche de l’école de maréchalerie et de l’hippodrome de Ghlin.

marechalerie - lasercoL’entrepreneur a aussitôt mentionné une requête émanant de propriétaires de trotteurs. Cette demande consistait à leur créer des semelles qui soient beaucoup plus légères que ce qu’ils avaient l’habitude de porter. Il s’agissait aussi d’augmenter les propriétés anti-dérapantes de la semelle de manière à permettre aux champions de gagner des secondes dans les tournants et de se maintenir au top. Au passage, il est intéressant de savoir que le cheval déteste courir avec des fers à cheval. Donc, plus c’est léger, moins il se souvient qu’il en porte et plus il libère sa puissance.
La technique que Monsieur Desmedt avait développée pour les tunneliers s’appliquait parfaitement au fer à cheval : le principe était identique.

Pourquoi ce sujet était-il magnifique ?

En raison de sa puissance narrative :

1. il y a une innovation technologique : ce fameux dépôt de diamants sur une couche d’acier.

2. On a l’histoire d’une entreprise : Monsieur Desmedt a créé de toutes pièces son entreprise avec un enthousiasme nettement perceptible. Il a envie de montrer à quel point son entreprise est intéressante et à quel point il travaille bien.

3/ Au cœur de cette histoire, se trouve un animal que tout le monde aime : le cheval.

4/ L’histoire met en jeu un métier qui est aux antipodes de la technologie, un métier traditionnel que les gens aiment beaucoup, la maréchalerie.

Tout cela faisait une belle histoire comportant de multiples angles narratifs autour desquels les journalistes pouvaient gloser. Et la conférence de presse a eu un succès fou parce qu’il y avait plein de choses à montrer.

Un principe à retenir impérativement : la conférence de presse, la relation avec la presse, est surtout basée sur ce que vous avez à montrer. Si vous n’avez rien à montrer, ça ne sert à rien de communiquer avec la presse.Votre visibilité est solidaire de ce que vous montrez

 

Le spécialiste

 » Le spécialiste » est une figure qui présente beaucoup d’attrait pour les journalistes.

Devenir spécialiste, c’est du travail à long terme. Imaginez que vous êtes un serrurier, dit Philippe Crêteur, un serrurier comme les autres qui fait bien son métier mais qui n’a rien de particulier. Dans l’actualité, il y aura toujours un moment où on va devoir parler de serrurier, parce que la loi change ou pour une série d’autres raisons.

Jadis, quand le journaliste cherchait des témoins, il prenait le bottin de téléphone et choisissait une serrurerie. Et, en vertu de la loi du moindre effort, celle dont l’enseigne commençait par A avait plus de chance de se retrouver au JT que celle qui commençait par Z. Actuellement, tout se fait via Internet : les journalistes sont, de plus en plus, à la recherche de témoins via Google, Internet, les moteurs de recherche.

Comment devenir un « spécialiste » aux yeux de la presse ?

1/ Ayez un site Web bien référencé, dans lequel vous ajoutez régulièrement du contenu pertinent présentant le métier de serrurier sous toutes les coutures, parlant du marché de la serrurerie, des nouvelles législations, etc

Positionnez-vous comme « le porte-parole » du monde des serrurier : à tous les coups, les journalistes vous appelleront.

2/ En particulier en télévision, le journaliste attend de la disponibilité de votre part : on peut vous appeler et vous demander si vous serez libre dans une heure. Si vous répondez « non », le journaliste ne viendra plus :  il trouvera un autre témoin de référence.

Ce n’est jamais par caprice que les journalistes proposent des délais si courts : en particulier en télévision, ils ont peu d’équipes et donc, s’ils appellent au pied levé, c’est peut-être parce qu’ils ont un trou de deux heures dans le planning de ces, une ou deux équipes qui travaillent.

Quant à vous, si votre planning vous permet d’accepter, faites-le. Si, de surcroît, vous préparez un maximum d’informations utiles aux journalistes, ils vous seront fidèles.

Mettez-vous à la place des journalistes

1/ Que cherchent-ils?
Ils ne cherchent pas seulement à ce que vous présentiez votre entreprise : là vous êtes plutôt le spécialiste, le porte-parole des serruriers.
Vous êtes au courant de ce qui se passe, et vous devez pouvoir le dire dans un langage simple, clair, compréhensible par tout le monde,

2/ Toutes les informations que vous donnez sont pertinentes ; elles ne sont pas contestées ; elles ne sont pas contestables. Vous le prouvez.

3/ Et surtout, vous créez des scénarios : vous savez très bien que le journaliste ne va pas se contenter de vous filmer et de vous entendre parler du métier de serrurier. Il a besoin de voir concrètement ce que vous faites dans votre métier de serrurier.

Le témoin sait très bien qu’il va devoir montrer aux journalistes ce qu’est son métier. Il va essayer de trouver un quidam, un voisin qui va se prêter au jeu pour faire mine de venir démonter sa serrure, etc.

Dès l’instant où vous avez compris cette logique, vous restez dans les tablettes des journalistes et la prochaine fois qu’ils auront besoin d’un serrurier, c’est chez vous qu’ils viendront.

1/ parce qu’ils auront déjà fait l’expérience du bon accueil

2/ parce qu’ils auront fait l’expérience de votre compétence et du fait que vous êtes concret

3/ parce que vous aurez préparé des scénarios, indiquant par là que vous avez compris comment fonctionnent les journalistes.

Si ces trois choses sont présentes, vous resterez à vie comme le témoin de votre matière.

 

Des exemples de spécialistes à la RTBF

Monsieur PatateAu JT de la RTBF, vous avez, par exemple, un Monsieur Patates. C’est toujours le même qui revient : il sait très bien ce que cherchent les journalistes. Il les attend toujours avec un scénario.

Il y a aussi un Monsieur Lait, toujours le même.

Et donc, progressivement, les auditeurs, les téléspectateurs s’habituent à votre tête.

Au fil du temps, votre visage ou votre voix sont de plus en plus reconnaissables. Les gens se rappellent vous avoir vu à la télévision et se disent : « Oui : on le reconnaît. C’est un spécialiste. C’est celui qui vient tout le temps : forcément c’est le meilleur ».

Dès lors, votre visibilité s’accroît, votre notoriété augmente de plus en plus et vous devenez effectivement le meilleur…puisque la télévision le dit.

 

 

Dans la prochaine vidéo, nous découvrirons comment diffuser notre information auprès des médias.

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Patricia

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