Une leçon de copywriting au parfum de Paul Auster

Par Patricia copywriting, Non classé Aucun commentaire sur Une leçon de copywriting au parfum de Paul Auster

Un récit qui sonne comme une tranche de Smoke, ce fabuleux livre de Paul Auster, c’est plutôt sympa.
Voici l’adaptation d’une histoire de copywriting de Paul Mascetta.
Quand la leçon de copywriting emprunte les atours du storytelling, comment résister ?

Inspirez-vous !

 

En 2006, j’ai écrit une lettre de vente qui a rapporté environ 500.000 $. Depuis lors, elle a probablement fait des millions.

Je l’ai écrite de mon appartement d’une chambre à Brooklyn avec peu ou pas d’expérience du copywriting.

Je portais mon short de basket-ball et je buvais une bière avant de commencer à l’écrire.

C’était sur le thème de la projection astrale.

Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, la projection astrale, c’est quand vous quittez votre corps et flottez autour de l’univers et faites toutes sortes d’expériences un peu dingues; après quoi vous revenez.

Mon travail, c’était de vendre un cours qui expliquait comment faire un voyage astral.

C’était pour un gros client.

Un client – pour qui, à l’époque, je n’avais pas encore écrit – mais sur qui je suis tombé grâce à un collègue mutuel.

Un client – que tout le monde dans le domaine de la méditation, la spiritualité et la conscience – identifierait immédiatement comme le chef de file de ce secteur sur le web à l’époque. Par discrétion, je vous indiquerai juste les initiales de sa boîte : MV.

Quand j’ai commence à écrire, aussitôt, je me suis dit : M* ! Mais comment je vais écrire ce truc ?

Qu’est-ce qu’un gars de Brooklyn qui prend le train F pour aller travailler tous les jours dans sa chemise Banana Republic connaît à la projection astrale?

La réponse?

Rien.

C’est quand j’ai compris que pour écrire cette lettre, je devais momentanément abandonner Paul Mascetta – ce mec qui allait au Collège Bishop Ford, qui regardait les Sopranos et déjeûnait à 15 heures tous les dimanches.

Non.

Pour ce moment précis, j’étais quelqu’un d’autre.

Nous allons l’appeler Aaron.

Aaron mesure 5 pieds 7 pouces et pèse 77,5 kg.

Il est proche des 40 ans, vit à Seattle, fume des pétards, allume des bougies et ne croit pas en Dieu.

Dès le moment où je me suis mis à écrire, je suis devenu Aaron.

Je me suis demandé…

Qu’est-ce que Aaron espère accomplir dans la vie ?

Qu’est ce qui le frustre ?

Qu’est-ce qui le rend heureux ?

Qu’est-ce qui le fait chier ?

Comment fait-on pour devenir son ami ?

A qui fait-il confiance ?

Et ainsi de suite.

J’ai entièrement écrit cette lettre de vente simplement en me plaçant dans ses chaussures.

Bien sûr, j’ai abordé les avantages et les caractéristiques du produit, mais ne vous méprenez pas ..

Le véritable aiguillon de cette lettre, c’était …

MA CAPACITE A ME CONNECTER EMOTIONNELLEMENT AU PROSPECT

Quelques années plus tard, je me suis retrouvé à un mastermind avec le propriétaire de l’entreprise pour laquelle j’avais écrit cette lettre.

Quand ce fut son tour de parler, son discours était truffé de citations du fameux Breakthrough Advertising d’Eugene Schwartz.

Il a parlé de la sophistication du marché et comment vous ne pouvez pas créer le désir mais seulement le canaliser et comment toutes les offres étaient ciselées sur base de ces principes.

Et j’étais assis là à penser « M*, je n’ai rien utilisé de tout ça quand j’ai écrit cette lettre de vente ».

Maintenant, écoutez-moi, je ne dis pas que l’information contenue dans ce livre de Schwartz est inutile : depuis lors, j’ai lu ce livre plusieurs fois et je pense qu’il contient des informations très perspicace.

MAIS [ici, je me répète]
Le seul véritable aiguillon de cette lettre, c’était …

MA CAPACITE A ME CONNECTER EMOTIONNELLEMENT AU PROSPECT

Et je peux vous garantir… que ce sera le vôtre aussi.

 

Et vous, comment faites-vous ?

Êtes-vous la recherche de votre client idéal, avatar ou comme il vous plaît de le désigner ?

Veillez-vous à assurer la connexion entre vous et à vous aligner sur lui émotionnellement?

Parlez-vous leur langue?
Parlez-vous des choses qui les concernent?

Si ce n’est pas le cas, vous devriez commencer.

Maintenant.

Paul Mascetta

 

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